Kai Wessel

Kai Wessel, chanteur

A 9 ans, il devint membre du chœur de l'église de sa paroisse d'origine, l'église Christus à Hambourg-Wandsbek en tant que soprano. Pendant la mue, à l'âge de 13 ans, il changea de tessiture passant par l'alto et brièvement par le ténor, avant d'atteindre la voix de la basse.

Cette progression fut encore plus sensible grâce aux cours de piano qu'il prit dès l'âge de sept ans (de 1971 à 1978 auprès de madame Barbara Göken à l'école de musique de la jeunesse de Hambourg puis de 1978 à 1983 auprès de monsieur Matthias Petersen), aux cours d'orgue (de 1977 à 1981 auprès de monsieur Harald Petersen, maître de chapelle et organiste de l'église Christus à Hambourg-Wandsbek) ainsi qu'aux cours de hautbois (de 1979 à 1981 auprès de monsieur Jens Hupbach).   

Composant depuis l'âge de huit ans, il acquit de bonne heure la certitude qu'après le baccalauréat, il commencerait des études de composition à dominantes "piano" et "direction". En vue de s'y préparer, il prit en 1982/83 des cours supplémentaires en harmonie et en contrepoint auprès de Monsieur le Prof. Dieter Einfeldt au Conservatoire de Hambourg. Se trouvant sur liste d'attente à Hambourg, après y avoir réussi l'examen d'entrée, il commença d'abord ses études à Lübeck, où il prit comme matière secondaire le chant au lieu d'un instrument supplémentaire.   

 

Grâce à la rencontre avec Madame la Prof. Ute von Garczynski, qui découvrit son talent d'alto dès le premier semestre, l'évolution prévue changea. Avec le temps, l'objectif tout d'abord fixé sur la théorie et la composition se déplaça vers le chant dans le registre de contre-ténor, encore considéré à l'époque comme particulier. En collaboration avec René Jacobs à la Schola Cantorum Basiliensis, au sein de laquelle Kai Wessel effectua de 1984 à 1988 des études parallèles en interprétation de la musique ancienne, il fut guidé par Madame la Professeur von Garczynski de 1988, année de son diplôme, jusqu'à l'examen de concert en 1991, qu'il réussit avec mention "très bien". À la même époque, il passa son examen de professeur de théorie auprès du Prof. Roland Ploeger (1990) et son diplôme de composition auprès du Prof. Dr. Friedhelm Döhl (1991).   

 

Afin de se sentir confirmé dans son choix de registre de voix, Kai Wessel prit part en automne 1984, au concours fédéral de chant dans la catégorie B (jusqu'à deux ans de cours) et y reçut un prix ainsi qu'une bourse. En hiver de la même année, il donna dans l'église de Marie à Flensburg son premier concert public en tant qu'alto, qui marqua le début de ses activités de concertiste devenues dès lors considérable. La première production scénique, en l'occurrence la partie principale de l'oratorio "Il Batista" d'Antonio Caldara, lors des festivals de théâtre d'été de Munich et de Hambourg en 1986 pendant ses études, représenta un nouveau pas important. Bien que, le diplôme de fin d'études "chant d'opéra" ne lui fut pas accordé à Lübeck, en raison de son registre de voix, il réussit à signer dès 1988 son premier contrat d'artiste invité au théâtre municipal de Freiburg pour "Hippolyte et Aricie" de J. Ph. Rameau sous la direction du metteur en scène John Dew. L'activité de Kai Wessel prit sensiblement de l'ampleur en tant que chanteur d'opéra pour atteindre son apogée dans la collaboration avec Herbert Wernicke qui a duré depuis 1994 jusqu'à la mort du maître adoré en 2002.   

L'on peut citer ici à titre d'exemples des rôles importants dans les oratorios et opéras de Georg Friedrich Händel (Didymus, Tolomeo, Joacim, Unulfo, Arsace), Orpheus dans "Orfeo ed Euridice" de Gluck d'après une mise en scène et une chorégraphie de Joachim Schlömer ou le rôle de l'invité dans la création de Salvatore Sciarrinos "Luci mie traditrice". Pour son évolution en tant que chanteur de concert et d'oratorio, les rencontres avec entre autres Philipp Herreweghe, Ton Koopman, Gustav Leonhard, Nikolaus Harnoncourt, Hermann Max, Michael Schneider et Martin Haselböck furent décisives. En particulier, les interprétations de la musique de Jean Sebastien Bach apportèrent à Kai Wessel l'élan décisif ainsi que la réputation de spécialiste dans ce domaine.

Quatuor Zaïde

Le quatuor Zaïde

En 2012, le Quatuor Zaïde, formé en 2009, remporte le 1er prix du Concours international Joseph Hadyn à Vienne ainsi que 3 prix spéciaux dont celui de la meilleure interprétation des œuvres de Joseph Haydn.

En septembre 2011, les quatre musiciennes avaient reçu le 1er prix au Concours international de musique de Pékin. En 2010, un an seulement après sa constitution, le Quatuor Zaïde a remporté une impressionnante série de prix : le Prix de la presse internationale décerné à l’unanimité au concours international de quatuor à cordes de Bordeaux, le 3e prix du Concours international de quatuor à cordes de Banff (Canada) et le 1er prix du Concours international Charles Hennen à Heerlen (Hollande).

Le Quatuor Zaïde est déjà l’invité de salles prestigieuses comme la Philharmonie de Berlin, le Wigmore Hall de Londres, le Musikverein de Vienne, le Théâtre des Champs-Elysées, la Cité de la Musique à Paris, l’auditorium de la Cité Interdite de Pékin, le Beijing Concert Hall, le Jordan Hall de Boston et a assuré des tournées de concerts en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Autriche, en Grèce…

Le Quatuor Zaïde a eu l’occasion de se produire aux côtés de partenaires tels que les violoncellistes Julian Steckel et Jerôme Pernoo, les pianistes Alexandre Tharaud, Bertrand Chamayou, David Kadouch ou Jonas Vitaud. Le répertoire du quatuor englobe tous les styles, portant notamment un intérêt certain à la musique contemporaine, avec à son actif des œuvres de Iannis Xenakis, Wolfgang Rihm, ou Jonathan Harvey avec qui il a eu l’occasion de travailler.

Depuis sa constitution, le quatuor est très régulièrement suivi et conseillé par Hatto Beyerle, altiste fondateur du Quatuor Alban Berg, avec qui il travaille notamment dans le cadre de l’ECMA-European Chamber Music Academy.

Le Quatuor Zaïde est soutenu par Mécénat Musical Société Générale. Il est lauréat 2010 du programme « Génération Spedidam », ensemble lauréat HSBC 2010 du Festival d’Aix en Provence et 1er prix 2011 du concours de la FNAPEC.

Depuis mars 2013, Charlotte Juillard joue un violon de Tomamaso Balestrieri prêté par la fondation Vatelot-Rampal.

LE CALENDRIER DU FESTIVAL

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